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Stylo à bille

Le brevet du premier stylo à bille « opérationnel » fut déposé en 1937 par un Hongrois réfugié en Argentine, Lazlo Jozsef Biro. Son emploi se répandit en Grande-Bretagne dans les années 1938 et 1939. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il avait conquis la Terre entière. Mais un Anglais et deux Americains – John Lond, en 1888 et un autre Américain en 1916 – avaient chacun déposé un brevet du meme ordre dans les trois cas non suivi d’exploitatio. A noter qu’en 1953 le baron Bich Français d’origine italienne, met au point un procédé de fabrication industrielle pour un stylo à bille jetable, simple, rustique et bon marché, qui se vendra bientot dans 160 pays à raison de 15 millions d’exemplaires par an (v.porte-plume à réservoir, rasoir).

Crayon

Utilisé pour régler le parchemin, le poinçon de métal fut remplacé par une tige de plomb à la fin de l’Antiquité classique. Au moyen Age, on se servait encore d’une tige de plomb enrobée de cuir, usage qui fut abandonné vers 1420, « ce qui est cause que l’ecriture est devenue irrégulière et gauche ».

Cravate

A l’origine, pièce vestimentaire des cavaliers croates appartenant au régiment de Royal-Cravate (Croate) au service de Louis XIV. C’est du moins l’opinion généralement admise. Toutefois, dès 1638, dans les Mémoires de l’abbé Arnauld, se trouve cette curieuse indication, assez énigmatique : »il avait alors un célèbre cravate de bois [c'est ainsi qu'on appelait certains petits partisans arrivés de quelques garnisons du Luxembourg] qui nous incommodait assez. » Avant d’entrer dans les ordres, l’abbé Arnauld avait porté l’épée. Au xix eme, la cravate prend une importance sans commune mesure avec la surface qu’elle occupe dans le costume masculin. De celui-ci, qui ne dépend plus que de l’habileté d’un bon faiseur, la cravate est le seul élément abandonné à la dextérité de son propriétaire. D’ou la conclusion: « la cravate est au costume ce que la truffe est au diner », que le baron de l’Empesé donne dans une plaquette intitulée l’Art de mettre sa cravate enseigné en dix-huit leçons. Et qui donc se cache derrière ce pseudonyme de l’Empesé ? Honoré de Balzac, tout simplement! La cravate d’Honoré de Balzac et de ses contemporains n’etait encore qu’une longue pièce de tissu rectangulaire. Telle que nous la connaissons, elle a été taillée et cousue pour la première fois à la fin du siècle dernier par Washington Tremlett, un grand faiseur de la rue de Rivoli, pour un Américain résidant dans le Midi.

Signature

Au départ, dans les pays ou l’usage de l’ecriture se repand, on appose un simple « signe » sur les documents à authentifier. Signe distinctif et non mention d’un patronyme. Le Talmud donne une liste de signes par lesquels les rabbins indiquent qu’il ont pris connaissance de tel écrit. L’habitude est prise par les chrétiens des premiers ages de tracer une croix en guise de siganture . Et, comme il est difficile de les différencier, les hommes d’eglise inscriront dans la croix les lettres dont sont formés leur nom, non dans leur ordre mais selon un agencement esthétique. Puis, on écrit le nom suivi de la croix. Celle-ci, toute seule, restera par la suite la façon de signer pour les analphabètes. En France, les croix autographes ont disparu après la première moitié du xii eme siècle, et le sceau manuel reste dès lors le fait des notaires. la transformation de celui-ci en signature.

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